BLEU, BLANC, VERT

Samedi 20 mars à 21 h
durée : 1 h 35


Crédit photo : Vincent Dumangin

1962, l'indépendance en Algérie. Deux écoliers, Amine et Lilas, apprennent qu'il sera désormais interdit d'utiliser le crayon rouge. Le papier restera blanc, l'encre bleue, mais plus question de maintenir le «bleu blanc rouge» du drapeau colonisateur : les corrections se feront à l'encre verte… Ainsi commence une histoire d'amour qui serait banale si elle ne se déroulait dans un pays neuf et complexe, et pendant plus de trente ans. Espoirs, épreuves, déceptions, tragédies, courage, le couple dialogue et évolue au rythme de l'Algérie indépendante ; soutenu par les chants a capella de Larbi Bastam, en se racontant, il raconte la Grande Histoire.
La FATP a choisi cette année de coproduire ce spectacle franco-algérien adapté du roman ironique et amer de Maïssa Bey. L'auteur, comme ses deux personnages, représente une Algérie nouvelle, partagée entre deux langues et deux cultures, richesse qu'elle veut voir préserver.
Un spectacle indispensable pour qui veut comprendre notre monde et les relations étroites et fraternelles qui, au-delà des discours partisans, nous lient à l'Algérie.

Ce n'est pas un texte politique, tout est ancré dans le quotidien des deux personnages principaux et de leurs familles : problèmes journaliers, difficultés, joies, peines, et derrière tout ça, on voit poindre l'évolution de ce pays et notamment une dénonciation des abus de la jeune république socialiste, de la corruption, ainsi qu'une remise en question des traditions.
Kheireddine Larjam

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