UCHUU CABARET

Vendredi 7 mai à 21 h
durée : 1 h 30


Crédit photo : Photo Lo

Six danseuses flottent dans l'espace, accrochées à quelques filaments tirés des limbes. Collées les unes aux autres à deux mètres du sol, elles forment un amas stellaire qui hésite entre le nuage électrique et le monstre cosmique. Ce premier tableau ouvre l'extravagant cabaret de Carlotta Ikeda, danseuse japonaise installée depuis de longues années à Bordeaux. Elle est aujourd'hui encore la référence féminine incontournable du butô. Ce courant chorégraphique, né au Japon après Hiroshima, revendique de mettre en scène la vérité archaïque de l'être. En Japonais, «uchuu» veut dire «espace», «cosmos», «univers», explique-t-elle. Uchuu est le lieu où flottent les imaginaires. Mon cabaret peindra ce rêve. Je le pressens fantastique et curieux.
Le spectacle est construit sur le principe d'une succession de «numéros», variantes du concept «uchuu», une suite de tableaux-réminiscences où le corps est objet de multiples métamorphoses. Corps-méduse, corps-gorgones, elfes ou lutins, poupées grotesques, difformes sur chaussures à talons rouges ou délicieuses geishas vaguement dévergondées. Entre réalité et fantasmagorie, une plongée dans les méandres du temps et de l'espace. Vraiment exceptionnel !

De l'univers de « Freaks » au strip-tease burlesque, de Nijinski au cirque chinois, du ballet au cancan, du rap aux masques traditionnels, les corps et visages blancs, comme venus d'un autre âge, assurent l'unité du spectacle, jusque dans ses tableaux érotiques. Dadaïstes à souhait, les quinze tableaux époustouflants sont un hommage à l'imagination.
Danser

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