Marie Stuart

Vendredi 12 novembre 2010
durée : 2 h 30


crédit photo : Bastien Capéla

Un espace ouvert sculpté par la lumière et la vidéo. Des comédiens en robes noires, constamment présents sur le plateau, à la fois acteurs et spectateurs du drame qui se joue. Sous le regard de ces ombres, deux reines en pleine lumière s’affrontent : Marie Stuart, reine d’Ecosse, et Elisabeth 1ère, reine d’Angleterre.
 Après la révolte qui a suivi l’assassinat du roi d’Écosse, son deuxième époux, Marie, fervente catholique, s’est réfugiée auprès de sa cousine, la « Reine Vierge », chef de l’Église anglicane. Tout oppose les deux femmes : religion, conception du pouvoir, féminité. Au terme de dix-huit années d’emprisonnement et d’intrigues, la Chambre des Lords condamne à mort la reine d’Écosse. C’est le commencement de la pièce et le début d’un mythe.
   Les deux reines incarnent en effet le conflit entre vie intime et vie publique, entre individu et raison d’Etat. De cette rivalité mortelle, Schiller a tiré une épopée haletante qui place l’humain au cœur des enjeux politiques, dénonce les manipulations et le fanatisme religieux, sans jamais tomber dans le manichéisme.
   Magistrale et d’une troublante actualité, une fable universelle servie par une mise en scène élégante et généreuse, qui privilégie l’action, le rythme et l’humanité des personnages.

La mise en scène et l’interprétation inspirées restituent la cruelle intensité de cette fable sur le pouvoir, dans toute sa violence, dans toute sa vérité.
Télérama
Avec une sobriété de jeu et une économie de moyens peu communes, sans décors ni artifices, dix jeunes acteurs dirigés avec beaucoup de rigueur, c’est-à-dire une fidélité scrupuleuse à la musique et au sens du texte, représentent la tragique épopée de Marie Stuart. L’émotion passe, authentique.
Le Figaro Magazine

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