Oncle Vania

jeudi 10 novembre 2011
durée : 1h30


crédit photo : Olivier Harrassowski

Le vieux professeur Serebriakov a décidé de se retirer à la campagne, dans la maison de sa première épouse. Cette arrivée perturbe la vie paisible de sa fille Sonia et d’oncle Vania, qui à eux deux exploitent un domaine à la dérive et va faire éclater une crise qui couve depuis vingt-cinq ans...
  Loin de nous donner une énième version académique du célèbre texte de Tchekhov, Jean-Marie Broucaret situe l’action dans la réalité d’aujourd’hui : les personnages sont des exclus, des marginaux en souffrance et plongés dans la précarité financière mais surtout affective. Sur la scène quasiment vide, quelques éléments de décor apparaissent de temps à autre, soulignant la misère matérielle et morale qui accable ces hommes et ces femmes. Confrontés à l’abîme séparant leurs idéaux et leurs espoirs de la réalité, ils ne se résignent pas : ils tentent d’aimer, de haïr, de vivre, de tuer même, toujours en vain...
  L’alternance du basque et du français, les intermèdes chantés, l’engagement physique des huit interprètes présents sur scène d’un bout à l’autre de la pièce, ajoutent encore à l’originalité de ce spectacle.

Ce sont des gens qui n’ont pas tout à fait le mode d’emploi de la vie. Ils sont pathétiques et à la fois un peu ridicules dans leurs échecs.
Jean-Marie Broucaret, metteur en scène
C’est avant tout une sorte de farce jouée par des êtres que l’on croirait bien volontiers simples d’esprit s’ils n’étaient nos semblables.
Les trois coups

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