A LOVE SUPREME, in memoriam John Coltrane

Samedi 9 novembre à 20h 30 - durée : 1h 15


crédit photo : Balthasar Thomass

Une boîte de jazz. Surgit un client : «JC est mort !». Derrière son bar, le patron, émigré africain, se fige : JC, c'est John Coltrane, le mythique saxophoniste, compagnon de Miles Davis et de Thelonious Monk, dont il a croisé le chemin dans sa jeunesse.
Accompagné par le trio de jazz qui se trouve là, il se remémore les moments inoubliables de cette rencontre qui a bouleversé sa vie.
Cette nouvelle de l'écrivain centrafricain Emmanuel Dongala, étudiant à New-York dans les années soixante, emprunte son titre à l'album mythique composé en 1964, considéré comme un chef d'oeuvre dans l'histoire du jazz, «chaos virtuose terriblement humain» célébrant l'amour du monde et des hommes. Elle fait revivre l'Amérique de la ségrégation et cette époque de lutte, celle notamment des Black Panthers pour leurs droits civiques, période de fièvre musicale, spirituelle et politique. Au-delà de l'hommage à Coltrane, elle parle des liens, indestructibles, qui unissent la création artistique et la résistance à l'inique.
Un beau moment d'émotions croisées à partager!

La musique parle et les mots jouent. Le public, pendant une heure de bonheur, se sent plus grand, plus fort comme s'il avait soudainement tout compris de l'art et de la vie
Les Echos
Difficile d'imaginer hommage plus achevé que celui-ci, surtout quand il s'exprime sur scène, en chair et en os, et à quatre voix.
Jazz Magazine