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J'habitais une petite maison sans grâce, j'aimais le boudin.

Samedi 9 décembre
durée : 1h10
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de Jean-Marie Piemme

crédit photo : Alice Piemme

par le Théâtre Varia (Belgique)
adaptation et mise en scène : Philippe Jeusette, Virginie Thirion

avec Philippe Jeusette, Eric Ronsse, Virginie Thirion
Composition musicale : Eric Ronsse 
Scénographie : Sarah de Battice avec l’aide de Philippine Boyard 
Construction : Laurent Notte, Philippine Boyard, Margaud Carpentiers 
Costumes : Elise de Battice 
Réalisation images : Bob Jeusette, Tawfik Matine 
Création, régie lumière : Eric Vanden Dunghen |
Assistanat :  Tawfik Matine 
Un spectacle du Collectif Travaux Publics. Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, service du Théâtre et du Théâtre Varia.

Nous sommes à Seraing, en Wallonie, non loin de Liège. Un pays d’usines et de campagne, de petites maisons ouvrières et de fermes à cochons.
Dans une cuisine vintage où mijote un vrai repas, un homme évoque son enfance. Ponctués par de belles images et une musique live très jubilatoire, s’égrènent, rudes, drôles et chaleureux, les souvenirs d’un petit garçon qui a grandi sous le ciel brumeux des usines sidérurgiques du bassin liégeois.
Sa naissance dans une cave, la douceur de la mère et les colères du père, les Saint-Nicolas, l'usine juste en face, l’école, les fêtes de famille, l’exposition universelle avec Spoutnik – premier satellite lancé par l'URSS, son départ pour l’université… Jusqu’à la mort de ses parents.
Philippe Jeusette, qu’on a déjà vu sur scène à Dax et tout récemment dans la série belge Ennemi Public, est extraordinaire. Il incarne avec un talent époustouflant Jean-Marie Piemme, ce grand écrivain et dramaturge belge né en face d’une aciérie, auteur du récit autobiographique Spoutnik dont est tirée la pièce.
Un grand comédien et deux subtils complices, un récit de vie simple et captivant, une mise en scène efficace dans un dispositif scénique inventif…
Encore un spectacle exceptionnel repéré à Avignon dans le creuset belge des Doms !

Philippe Jeusette est absolument parfait, endossant un tas de rôles disparates, de la pure candeur du fils à la rudesse de façade du père. (…) Le tout se déguste comme un bon boudin noir, modeste et rustique en apparence mais intense au palais.
Le Soir
Un voyage plein d’émotion.
Lorraine magazine
Si le souvenir hante le spectacle, la nostalgie ne le grève jamais. (…) Aux racines d’un homme font écho celles d’une région, d’une industrie, d’une classe sociale, autant d’éclairages aux remous actuels, autant de fils tendus entre l’individu et le contexte, sans pourtant de leçon, ni historique, ni sociale, ni économique.
La Libre Belgique